{"id":411,"date":"2022-04-05T22:25:57","date_gmt":"2022-04-05T20:25:57","guid":{"rendered":"https:\/\/www.giulianogalletta.it\/web\/?page_id=411"},"modified":"2022-04-06T10:32:37","modified_gmt":"2022-04-06T08:32:37","slug":"giuliano-galletta-biographie-francaise","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.giulianogalletta.it\/web\/giuliano-galletta-biographie-francaise\/","title":{"rendered":"giuliano galletta biographie (francaise)"},"content":{"rendered":"<div class=\"wpb-content-wrapper\"><p>[vc_row type=&#8221;vc_default&#8221; full_width=&#8221;stretch_row_content_no_spaces&#8221; css=&#8221;.vc_custom_1573209897003{margin-top: -70px !important;}&#8221;][vc_column][\/vc_column][\/vc_row][vc_row type=&#8221;vc_default&#8221; anchor=&#8221;biografia&#8221; el_id=&#8221;biografia&#8221;][vc_column offset=&#8221;vc_col-lg-offset-2 vc_col-lg-8 vc_col-md-offset-2 vc_col-md-8&#8243;]<div class=\"ult-spacer spacer-6ada80bc4d841\" data-id=\"6ada80bc4d841\" data-height=\"30\" data-height-mobile=\"15\" data-height-tab=\"30\" data-height-tab-portrait=\"30\" data-height-mobile-landscape=\"15\" style=\"clear:both;display:block;\"><\/div><div class=\"ult-spacer spacer-6ada80bc4d869\" data-id=\"6ada80bc4d869\" data-height=\"30\" data-height-mobile=\"15\" data-height-tab=\"30\" data-height-tab-portrait=\"30\" data-height-mobile-landscape=\"15\" style=\"clear:both;display:block;\"><\/div><div class=\"ult-just-icon-wrapper  \"><div class=\"align-icon\" style=\"text-align:center;\">\n<div class=\"aio-icon-img \" style=\"font-size:76px;display:inline-block;\" >\n\t<img decoding=\"async\" class=\"img-icon\" alt=\"null\" src=\"https:\/\/www.giulianogalletta.it\/web\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/icona-giulianogalletta-76.png\"\/>\n<\/div><\/div><\/div><div class=\"ult-spacer spacer-6ada80bc4deba\" data-id=\"6ada80bc4deba\" data-height=\"30\" data-height-mobile=\"15\" data-height-tab=\"30\" data-height-tab-portrait=\"30\" data-height-mobile-landscape=\"15\" style=\"clear:both;display:block;\"><\/div><div id=\"ultimate-heading-61916ada80bc4df21\" class=\"uvc-heading ult-adjust-bottom-margin ultimate-heading-61916ada80bc4df21 uvc-3613 \" data-hspacer=\"no_spacer\"  data-halign=\"center\" style=\"text-align:center\"><div class=\"uvc-heading-spacer no_spacer\" style=\"top\"><\/div><div class=\"uvc-main-heading ult-responsive\"  data-ultimate-target='.uvc-heading.ultimate-heading-61916ada80bc4df21 h2'  data-responsive-json-new='{\"font-size\":\"desktop:46px;\",\"line-height\":\"\"}' ><h2 style=\"font-family:&#039;Open Sans&#039;;font-weight:300;color:#5b5b5b;\">BIOGRAFIA<\/h2><\/div><\/div><div class=\"ult-spacer spacer-6ada80bc4dfb2\" data-id=\"6ada80bc4dfb2\" data-height=\"10\" data-height-mobile=\"10\" data-height-tab=\"10\" data-height-tab-portrait=\"\" data-height-mobile-landscape=\"\" style=\"clear:both;display:block;\"><\/div><div class=\"ult-spacer spacer-6ada80bc4dfc9\" data-id=\"6ada80bc4dfc9\" data-height=\"30\" data-height-mobile=\"15\" data-height-tab=\"30\" data-height-tab-portrait=\"30\" data-height-mobile-landscape=\"15\" style=\"clear:both;display:block;\"><\/div>[vc_column_text]<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Giuliano Galletta, n\u00e9 en Italie (Sanremo, 1955), entame sa carri\u00e8re d\u00e8s la moiti\u00e9 des ann\u00e9es soixante-dix, alors qu\u2019il n\u2019est encore qu\u2019\u00e9tudiant, par une pi\u00e8ce qu\u2019il \u00e9crit et met en sc\u00e8ne (G\u00eanes, 1974), \u201cL&#8217;insostituibile Calogero\u201d (l\u2019irrempla\u00e7able Calogero), une sorte de \u201cmusical-baroque\u201d influenc\u00e9, outre que par le th\u00e9\u00e2tre brechtien par des auteurs tels qu\u2019Arrabal e Gombrowicz. Dans ce texte de jeunesse, mais surtout dans le montage des d\u00e9cors et la mise en sc\u00e8ne, on voit d\u00e9j\u00e0 germer certains des th\u00e8mes que l\u2019artiste d\u00e9veloppera par la suite avec d\u2019autres processus cr\u00e9atifs qui vont de l\u2019\u00e9criture visuelle, \u00e0 la reconstitution (toujours caract\u00e9ris\u00e9e dans son \u0153uvre par de forts \u00e9l\u00e9ments sc\u00e9nographiques) jusqu\u2019\u00e0 la performance.<br \/>\nDans les ann\u00e9es qui suivent (il s\u2019inscrit \u00e0 la facult\u00e9 de philosophie et suit les cours de Edoardo Sanguineti), il entreprend \u00e9galement l\u2019activit\u00e9 journalistique qui deviendra par la suite une profession, dans les radios priv\u00e9es naissantes (qui s\u2019appelaient \u00e0 l\u2019\u00e9poque \u201cradios libres\u201d) du mouvement des \u00e9tudiants de 77. Il poursuit sa carri\u00e8re de journaliste dans diff\u00e9rents quotidiens pour aboutir au journal \u201cIl Secolo XIX\u201d, o\u00f9 de 2001 al 2005, il r\u00e9dige en premi\u00e8re page, une rubrique de succ\u00e8s ayant pour titre \u201cVenti righe\u201d (Vingt lignes, \u00e9crite rigoureusement en vingt lignes) et lui vaudra le prix journalistique Saint Vincent qui lui sera remis par le pr\u00e9sident de la R\u00e9publique, Carlo Azeglio Ciampi en d\u00e9cembre 2004.<br \/>\nPour en revenir \u00e0 l\u2019activit\u00e9 artistique, qui se poursuivra en parall\u00e8le et de fa\u00e7on plus sous-jacente par rapport \u00e0 l\u2019activit\u00e9 journalistique, \u00e0 partir de 1975\/76 les int\u00e9r\u00eats de Galletta se d\u00e9placent du th\u00e9\u00e2tre \u00e0 un versant plus philosophique\/ litt\u00e9raire ainsi que visuel. Ces ann\u00e9es sont d\u00e9terminantes \u00e0 cause de l\u2019influence de Sanguineti et de toute la th\u00e9matique de la neo avant-garde italienne (Manganelli, Arbasino ma aussi l\u2019excentrique Emilio Villa), l\u2019\u00e9tude de la Th\u00e9orie critique de la soci\u00e9t\u00e9 \u00e9labor\u00e9e par l\u2019\u00e9cole de Frankfort et en particulier Adorno, outre que Barthes, Baudrillard, Beckett et la d\u00e9couverte de la plan\u00e8te multiforme des situationnistes.<br \/>\nLe travail de Galletta sera donc toujours innerv\u00e9 par une conscience des probl\u00e8mes th\u00e9oriques, philosophiques, li\u00e9s au caract\u00e8re op\u00e9rationnel d\u2019esth\u00e9tique et qui deviendront partie int\u00e9grante et ins\u00e9parable de l\u2019\u0153uvre m\u00eame. C\u2019est dans ce sens que Galletta r\u00e9\u00e9laborera, mais de mani\u00e8re autonome, certains des th\u00e8mes du Conceptuel. D\u2019un point de vue plus proprement stylistique, dans les ann\u00e9es qui vont de 1975 \u00e0 1978, Galletta se consacre au rapport entre parole et image dans la direction caract\u00e9ris\u00e9e par la recherche po\u00e9tique\/visuelle qui avait eu \u00e0 G\u00eanes jusque dans les ann\u00e9es cinquante, gr\u00e2ce au travail de Martino Oberto, l\u2019un de ses lieux d\u00e9sign\u00e9s, et c\u2019est dans ce cadre qu\u2019il faut \u00e9galement inscrire la collaboration avec Rolando Mignani. L&#8217;int\u00e9r\u00eat pour l\u2019\u00e9criture sera, dans ces ann\u00e9es-l\u00e0, \u00e0 l\u2019origine de la rencontre avec l\u2019\u0153uvre du philosophe Jacques Derrida, qui deviendra par la suite l\u2019argument de la th\u00e8se pour son dipl\u00f4me universitaire. Par rapport aux styl\u00e8mes d\u00e9j\u00e0 consolid\u00e9s de la po\u00e9sie visuelle, Galletta d\u00e9place son (l\u2019) attention sur les \u00e9l\u00e9ments narratifs (que l\u2019on peut reconduire mais, en partie seulement avec la Narrative art) et anthropologiques d\u00e8s leur origine, en se concentrant sur les th\u00e8mes de l\u2019identit\u00e9 de l\u2019artiste, sur l\u2019impossibilit\u00e9 du journal et de l\u2019autobiographie. Tout ce travail ira confluer dans la publication, en 1978, pour les \u00c9ditions Libreria Sileno, du \u201cromanzo visivo\u201d (roman visuel), \u201ctous jours\u201d. Le livre est postfac\u00e9 par Carlo Romano, essayiste \u00e9clectique \u00e0 la pointe de l&#8217;underground italien, qui co-dirige, en outre, avec son fr\u00e8re Mario, la librairie Sileno de Galleria Mazzini \u00e0 G\u00eanes, depuis plus de vingt ans, (et il s\u2019agit d\u2019un) lieu de r\u00e9f\u00e9rence incontournable de la culture g\u00e9noise. La collaboration et surtout l\u2019amiti\u00e9 de l\u2019artiste avec Romano a continu\u00e9 et continue aujourd\u2019hui encore, ainsi qu\u2019avec Sandro Ricaldone, le critique qui, assur\u00e9ment, a suivi avec le plus d\u2019assiduit\u00e9 le travail de Galletta. Romano, Ricaldone et Galletta fonderont en 1984, \u201cl&#8217;Ufficio ricerche e documentazione sull&#8217;immaginario\u201d (bureau de recherche et de documentation sur l\u2019imaginaire), archives, biblioth\u00e8que et centre de documentation qui se trouvera en un premier temps dans un appartement de piazza Fossatello \u00e0 G\u00eanes pour se transf\u00e9rer par la suite \u00e0 Uscio et actif aujourd\u2019hui surtout sur Internet dans le site la \u201cBiblioteca dell&#8217;egoista\u201d.<br \/>\n\u00c0 propos de \u201ctous jours\u201d, le critique litt\u00e9raire Giuseppe Zuccarino, qui eut l\u2019occasion de suivre de pr\u00e8s la gen\u00e8se de l\u2019\u0153uvre, \u00e9crivit en 1978 : \u00ab Tous jours est un objet insolite qui stimule l\u2019interpr\u00e9tation au moment m\u00eame o\u00f9 il repousse la d\u00e9finition. Clairement proche de certaines composantes de l\u2019\u00e9criture visuelle et de la Narrative art, il ne se laisse cependant pas reconduire enti\u00e8rement, sans scories, \u00e0 l\u2019une ou \u00e0 l\u2019autre de ces pratiques esth\u00e9tiques. On pourrait le rapprocher \u00e0 ce \u201clivre-almanach\u201d qui, selon la singuli\u00e8re critique de Dominique Noguez \u201cbouleversera, (ou bouleverse d\u00e9j\u00e0) la moribonde forme du roman, et simplement (o\u00f9 mieux : complexement), la distribution (dans toutes les acceptions du terme) des genres \u201d\u00bb. Depuis, le brouillage des genres (mais aussi des identit\u00e9s et des fonctions sociales) sera au centre du processus cr\u00e9atif de Galletta, et cela ira jusqu\u2019au point de mettre en discussion les concepts m\u00eames d\u2019\u0153uvre et d\u2019auteur, ce qui rendra ardue pour le destinataire (ainsi que pour le critique) la fixation de l\u2019\u0153uvre \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de sch\u00e9mas pr\u00e9\u00e9tablis, sa \u201dreconnaissance\u201c en tant que \u201cproduit\u201d et par cons\u00e9quent sa pr\u00e9sence dans le march\u00e9 de l\u2019art.<br \/>\nApr\u00e8s \u201ctous jours\u201d (Le livre sera \u00e9galement envoy\u00e9 \u00e0 Roland Barthes qui r\u00e9pondra avec un courtois message, \u00e9crit \u00e0 l\u2019encre verte sur un billet ayant pour en-t\u00eate le Coll\u00e8ge de France : \u201cMerci pour le photoroman r\u00e9ussi, merci d&#8217;avoir pens\u00e9 \u00e0 moi. RB\u201d), Galletta d\u00e9place son travail de la page pour se concentrer sur l\u2019ambiance et sur l\u2019action. Ses performances ne sont presque jamais publiques, mais plut\u00f4t document\u00e9es par des photos et des bandes film\u00e9es, elles aussi modifi\u00e9es (dans certains cas avec de minimes retouches picturales), qui \u00e9voluerons en tant qu\u2019objets r\u00e9ins\u00e9rables dans des d\u00e9cors \u00e0 mi-chemin entre sc\u00e9nographie et d\u00e9coration, et ult\u00e9rieurement enregistr\u00e9s dans leur nouvel am\u00e9nagement, feront ainsi partie d\u2019un flux perp\u00e9tuel (l\u2019\u0153uvre en cours comme cours de l\u2019\u0153uvre) et potentiellement interminable (peut-\u00eatre analyse freudienne) de communication et, en un certain sens de contre-narration.<br \/>\nLe premier travail construit sur ce mod\u00e8le (ou anti-mod\u00e8le) que Galletta n\u2019abandonnera plus, est \u201cFontane\u201d (Fontaines) de 1979, mont\u00e9 la m\u00eame ann\u00e9e au Teatro del Falcone de G\u00eanes dans le cadre du festival \u201clo spazio dei gesti\u201d (l\u2019espace des gestes) aux soins de Viana Conti (la premi\u00e8re critique \u00e0 s\u2019\u00eatre occup\u00e9e du travail de Galletta), dont feront partie \u00e9galement Giovanni A. Bignone et Rolando Magnani (avec lesquels Galletta avait collabor\u00e9 les mois pr\u00e9c\u00e9dents), et Aurelio Caminati, Beppe Dellepiane, Angelo Pretolani.<br \/>\nDans \u201cFontane\u201d Galletta enqu\u00eate autour de l\u2019id\u00e9e d\u2019ornement\/monument, outre qu\u2019autour de l\u2019id\u00e9e de d\u00e9cor (qui pr\u00e9voyait la reconstruction d\u2019une vraie fontaine \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur d\u2019un espace expositif), avec un film, \u201cDeriva\u201d (d\u00e9rive), qui s\u2019inspire de la psycho-g\u00e9ographie situationniste, un groupe de photos m\u00e9lang\u00e9es \u00e0 des citations et \u00e0 une sorte d\u2019introduction, dont l\u2019ensemble ainsi qu\u2019un bref texte \u00e9taient expos\u00e9s pour la premi\u00e8re fois. \u201cResti\u201d (Restes), photographie en blanc et noir en format 100&#215;70, reproduisant la silhouette de l&#8217;artiste s\u2019appuyant \u00e0 un mur \u00e9br\u00e9ch\u00e9 du centre historique et dont le visage est annul\u00e9 par une croix de vernis rouge. Le travail, qui aujourd\u2019hui se trouve au mus\u00e9e d\u2019art contemporain de Villa Croce, int\u00e9ressa l\u2019historien de l\u2019art Corrado Maltese qui en parla en 1980, au cours d\u2019une de ses conf\u00e9rences sur la situation de l\u2019art \u00e0 G\u00eanes, \u00e0 Palazzo Tursi. \u201cResti\u201d donna naissance \u00e0 une s\u00e9rie de quatre photos du m\u00eame format et forment une sorte de petit th\u00e9\u00e2tre de la parodie dont les \u00e9l\u00e9ments du deuil se m\u00e9langent \u00e0 l\u2019id\u00e9ologie et au maquillage. La s\u00e9rie compl\u00e8te sera expos\u00e9e en 1981 \u00e0 la Galleria d&#8217;arte moderna de la ville de Bologne dans le cadre de l\u2019exposition \u201cLavori in corso\u201d (travaux en cours), (curateurs Rossana Bossaglia et Guido Giubbini). Comme \u00e9crit Bossaglia dans l\u2019introduction au catalogue : \u00ab Galletta se sert de la photographie comme instrument de d\u00e9personnalisation et de transformation du sujet en objet \u00bb.<br \/>\n1981 est une ann\u00e9e importante pour l&#8217;artiste : les premiers mois s\u2019\u00e9coulent durant un long s\u00e9jour \u00e0 New York en compagnie de l\u2019ami Paolo Prato, mois pendant lesquels il a la possibilit\u00e9 de fr\u00e9quenter les galeries et les mus\u00e9es et de rencontrer des artistes et des intellectuels, comme Peter Carravetta et Luigi Ballerini, ainsi que nombres de po\u00e8tes et critiques litt\u00e9raires. C\u2019est dans cette p\u00e9riode que sort le num\u00e9ro unique de la revue \u201cStato inferto\u201d r\u00e9alis\u00e9e avec Mignani et Zuccarino et d\u00e9di\u00e9e au th\u00e8me \u201clavoro estetico e divisione del lavoro\u201d (travail esth\u00e9tique et subdivision du travail). En novembre a lieu l\u2019exposition \u201cMon coeur mis \u00e0 nu\u201d (en fran\u00e7ais dans le texte) \u00e0 la galerie \u201cArteverso\u201d de Armando Battelli, et il s\u2019agira du premier des rares rapports que Galletta entretiendra avec le syst\u00e8me des (des) galeries priv\u00e9es. De cette exposition Viana Conti dans un long compte-rendu paru sur le quotidien l&#8217;Unit\u00e0: \u00ab Les objets que nous trouvons dans cette galerie sont ceux de notre quotidien, choisis s\u00e9miologiquement comme symboles de notre disparit\u00e9 sociale et distribu\u00e9s dans l\u2019environnement selon une syntaxe qui exprime des cat\u00e9gories de l\u2019habitat \u00bb et encore : \u00ab [\u2026] ces choses \u201cd\u00e9vi\u00e9es\u201d n\u2019exhibent aucunement leur aura, mais celle du contexte qui les d\u00e9nature, o\u00f9, m\u00eame le rouge, sa belle fonction momificatoire, devient couleur an\u00e9mique \u00bb. Reconstitution : \u201cMon coeur mis \u00e0 nu\u201d est aussi document\u00e9 dans un film tourn\u00e9 en 16 mm. Dans les ann\u00e9es quatre-vingt, Galletta intensifie l&#8217;activit\u00e9 journalistique mais cela ne lui emp\u00eache pas de continuer sa qu\u00eate sur le front artistique et de souvent projeter des expositions et des installations qui ne seront jamais r\u00e9alis\u00e9es pour des raisons de logistique et d\u2019organisation. Il faut \u00e9galement signaler la participation \u00e0 deux importantes expositions collectives, en 1985 \u201cPittura 70\/80\u201d aux soins de Viana Conti et Sandro Ricaldone (C.A.L.A. Fieschi, Sestri Levante) et en 1986 \u201cGiovani pittori in Liguria\u201d (jeunes peintres en Ligurie) sous la responsabilit\u00e9 de Guido Giubbini (Museo di arte contemporanea di Villa Croce, G\u00eanes). Toujours en 1985, voit le jour la reconstitution\/performance \u201cGli occhiali di mio padre\u201d (les lunettes de mon p\u00e8re) organis\u00e9e dans les salons de l\u2019ancien asile psychiatrique de Quarto (un quartier de la ville de G\u00eanes), sur invitation de Claudio Costa et de Luisella Carretta. Sur ce travail Romano \u00e9crit : \u00ab Une de ses installations r\u00e9cemment visit\u00e9es nous agressait de fa\u00e7on fun\u00e8bre, non pas parce que le drap\u00e9, noir lui aussi, faisaient resurgir des souvenirs de d\u00e9cors de morgue ou parce ce que la salle d\u2019un ancien asile ne gardait rien de ses souffles vitaux qui, bien qu\u2019en odeur de folie durent expirer (au comble de l\u2019ambigu) et se pr\u00e9senter proches de la ruine [\u2026]. L\u2019accouchement ne semblait pas avoir donn\u00e9 lieu \u00e0 de la douleur, le cours de l\u2019existence se r\u00e9v\u00e9lait \u00e9ph\u00e9m\u00e8re comme toutes les installations destin\u00e9es au vernissage; quant \u00e0 la mort, puisqu\u2019il faut bien en arriver l\u00e0, l&#8217;exhortation n\u00e9crophore r\u00e9sonnait comme la l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 des sans-foi : enterrez en vitesse \u00bb. Remarquable, en 1988, l\u2019expo personnelle au Studio Gennai de la ville de Pise qui synth\u00e9tise gr\u00e2ce \u00e0 une s\u00e9rie d\u2019accrochages le travail de Galletta introduit par un texte illuminant de Ricaldone : \u00ab L&#8217;auteur lui-m\u00eame se r\u00e9ifie, en \u00e9voquant ironiquement par le biais de sa propre image, en remarquant dans la \u201cmultiplication de la figure\u201d le r\u00f4le de l\u2019absence qu\u2019il se propose de jouer \u00bb. Un r\u00f4le, qui, s\u2019il \u00ab essaye de faire glisser le langage de la place o\u00f9 il se trouve \u00bb (Esterhazy), ne peut que tirer parti de traits contradictoires et de la falsification, ne laisse aucun espace \u00e0 l\u2019ambigu\u00eft\u00e9, mais plut\u00f4t \u00e0 une composante dramatique dissimul\u00e9e : ainsi que l\u2019inscription de l\u2019\u0153uvre \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur du cadre des conventions esth\u00e9tiques, la volont\u00e9 d\u00e9lib\u00e9r\u00e9e d\u2019en faire une enjolivure de la conscience pour qui, comme a \u00e9crit Lea Meandri \u201cLe plaisir est une distraction impardonnable pour celui qui est contraint \u00e0 veiller sa propre mort afin de se sentir vivant\u201d \u00bb.<br \/>\nLes ann\u00e9es 1990 s\u2019ouvrent sur un travail complexe : \u201cAppunti per la casa pericolosa\u201d (notes pour la maison dangereuse) qui se lie \u00e0 la publication de la plaquette de textes po\u00e9tiques \u201cUn impossibile giorno\u201d (Un jour impossible) \u00e9dit\u00e9e par Sileno. Dans les \u201cappunti\u201d Galletta d\u00e9cline son travail \u2013 gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019espace qui l\u2019accueille, c\u2019est \u00e0 dire l&#8217;appartement si\u00e8ge de l&#8217;association culturelle \u201cLe arie del tempo\u201d fond\u00e9e et anim\u00e9e par Luisella Carretta \u2013 sur l\u2019id\u00e9e de maison, en montant trois reconstitutions dans trois pi\u00e8ces diff\u00e9rentes et en utilisant un couloir : ces espaces deviendront en m\u00eame temps le sc\u00e9nario d\u2019une performance \u201cpriv\u00e9e\u201d, ce qui fait dire \u00e0 Ricaldone dans le catalogue : \u00ab Une s\u00e9quence purement incongrue qui se retient toutefois de faire pression sur le manque de sens (sur l\u2019insignifiance) des rapprochements pour \u00e9pater, en cr\u00e9ant une d\u00e9rive abr\u00e9g\u00e9e et traumatique, et au contraire se limite \u00e0 signaler un \u00e9tat de danger, ou d\u2019impatience [&#8230;] et ensemble ils \u00e9bauchent un catalogue beckettien de \u201cchoses insupportables\u201d, qui nous encha\u00eenent \u00e0 des mondes nous concernant et dont nous oserions esp\u00e9rer ne pas faire partie \u00bb.<br \/>\n\u00c0 l\u2019occasion de cette m\u00eame installation \u00e9crit le critique Matteo Fochessati: \u00ab L\u2019itin\u00e9raire artistique de Galletta, structur\u00e9 \u00e0 travers des \u00e9tapes diversifi\u00e9es par rapport aux champs d\u2019intervention, se propose donc comme le r\u00e9cit du morcellement du sujet dans les territoires d\u2019un imaginaire culturel qui se r\u00e9ifie en images et choses en substitution du principal personnage virtuel, le je de l\u2019artiste \u00bb.<br \/>\nEn 1993 Galletta, dans le Studio Alaya de Vittoria Gualco, r\u00e9alise \u201cMentre dormivo\u201d (tandis que je dormais) et en 1995 une petite expo anthologique, \u201cDelirium stabile\u201d (stable d\u00e9lire), dans les locaux du restaurant \u201cIl capovolto\u201d introduite par un bref texte de Leo Sarastro (pseudonyme derri\u00e8re lequel se cache l\u2019artiste lui-m\u00eame), et o\u00f9 l\u2019on peut lire : \u00ab L&#8217;\u00e9cho des sanglots \u00e9touff\u00e9s (o d\u2019un fou rire rentr\u00e9) qui provient de ces travaux ne doit pas \u00eatre sous-estim\u00e9. Nous ne connaissons aucunement l\u2019identit\u00e9 de la lamentation, et l&#8217;auteur (toujours qu\u2019on puisse le nommer ainsi) ne nous aide pas \u00e0 la d\u00e9couvrir. Il marche sur un fil suspendu, et qu\u2019il tombe n\u2019importe o\u00f9, son destin est trac\u00e9. Pas question de rejoindre une autre rive. Elle appara\u00eet bien trop lointaine. De ce point de vue le temps joue un r\u00f4le important mais Galletta ne semble pas s\u2019en pr\u00e9occuper. Il attend le faux pas avec la nerveuse tranquillit\u00e9 d\u2019un banlieusard qui fait sa navette. Il observe les visages de ses compagnons de voyage et l\u2019id\u00e9e de s\u2019en divertir l\u2019\u00e9meut \u00bb.<br \/>\nToujours en 1995, il publie dans la colonne \u201cGli oggetti del secolo\u201d (Les objets du si\u00e8cle) sur une id\u00e9e de Gianluca Trivero, aux \u00e9ditions Gribaudo, l\u2019essai \u201cIl televisore. Dal totem casalingo alla realt\u00e0 virtuale\u201d (L\u2019appareil de t\u00e9l\u00e9vision. Du totem m\u00e9nager \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 virtuelle) et en 1997 \u201cAdriano Sansa, citoyen et maire\u201d (De Ferrari). Dans ces m\u00eames ann\u00e9es il collaborera avec l&#8217;artiste, \u00e9diteur et maquettiste Francesco Pirella auquel il d\u00e9diera plusieurs textes critiques dont l&#8217;introduction au \u201cManuale dell&#8217;antilibro\u201d (Manuel de l\u2019anti-livre) \u00e9dit\u00e9 par Marietti.<br \/>\nEntre la fin de 2001 et la premi\u00e8re moiti\u00e9 de 2002 il r\u00e9alise pour la cha\u00eene de t\u00e9l\u00e9vision Telecitt\u00e0, vingt-quatre entrevues avec Edoardo Sanguineti qui seront ensuite recueillies dans le volume Sanguineti\/Novecento. Conversazioni sulla cultura del ventesimo secolo (Sanguineti\/Novecento, conversations sur la culture du vingti\u00e8me si\u00e8cle) aux \u00e9ditions Melangolo. En 2004, il publie, en collaboration avec L&#8217;Officina di tipografia sperimentale dell&#8217;Armus, l&#8217;archivio-museo della stampa fond\u00e9 par Francesco Pirella, l&#8217;anti-livre \u201cAlmanacco di un altro anno\u201d (Almanach d\u2019une autre ann\u00e9e) dans lequel il revit, mais de fa\u00e7on cr\u00e9ative \u2013 \u00e0 travers des textes, des documents, des photos, des citations &#8211; les \u00e9tapes de son activit\u00e9 \u00e0 laquelle il se consacre depuis d\u00e9sormais presque trente ans. L&#8217;Almanach est pr\u00e9sent\u00e9 en octobre 2005 au museo d\u2019arte contemporanea di Villa Croce par Sandra Solimano, directrice du mus\u00e9e, Carlo Romano, Sandro Ricaldone. Giuseppe Zuccarino e Riccardo Manzotti, sp\u00e9cialiste di robotique et de conscience artificielle. En cette occasion Galletta r\u00e9alise la performance la \u201cTavola di San Giorgio\u201d (Table de saint-Georges) avec implication du public pr\u00e9sent \u00e0 la soir\u00e9e.<br \/>\nEn 2006, il publie pour les \u00e9ditions Melangolo, un choix de \u201c20 righe\u201d, Sabrina e l\u2019arte della felicit\u00e0, notiziario instabile di un cronista di provincia. (20 lignes, Sabrina et l\u2019art du bonheur, bulletin instable d\u2019un chroniqueur de province). Toujours en 2006, en octobre, il cr\u00e9e La camera melodrammatica (La chambre m\u00e9lodramatique) \u00e0 la Galerie Martini &amp; Ronchetti de G\u00eanes, et dans le catalogue de cette exposition se trouvent les textes de Sandro Ricaldone et Raffaele Perrotta.<\/p>\n<p>[\/vc_column_text]<div class=\"ult-spacer spacer-6ada80bc4dfe9\" data-id=\"6ada80bc4dfe9\" data-height=\"30\" data-height-mobile=\"15\" data-height-tab=\"30\" data-height-tab-portrait=\"30\" data-height-mobile-landscape=\"15\" style=\"clear:both;display:block;\"><\/div>[\/vc_column][\/vc_row][vc_row][vc_column][\/vc_column][\/vc_row]<\/p>\n<\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>[vc_row type=&#8221;vc_default&#8221; full_width=&#8221;stretch_row_content_no_spaces&#8221; css=&#8221;.vc_custom_1573209897003{margin-top: -70px !important;}&#8221;][vc_column][\/vc_column][\/vc_row][vc_row type=&#8221;vc_default&#8221; anchor=&#8221;biografia&#8221; el_id=&#8221;biografia&#8221;][vc_column offset=&#8221;vc_col-lg-offset-2 vc_col-lg-8 vc_col-md-offset-2 vc_col-md-8&#8243;][vc_column_text] Giuliano Galletta, n\u00e9 en Italie (Sanremo, 1955), entame sa carri\u00e8re d\u00e8s la moiti\u00e9 des ann\u00e9es soixante-dix, alors qu\u2019il n\u2019est encore qu\u2019\u00e9tudiant, par une pi\u00e8ce qu\u2019il \u00e9crit et met en sc\u00e8ne (G\u00eanes, 1974), \u201cL&#8217;insostituibile Calogero\u201d (l\u2019irrempla\u00e7able Calogero), une sorte de \u201cmusical-baroque\u201d influenc\u00e9, outre&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":463,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"footnotes":""},"class_list":["post-411","page","type-page","status-publish","has-post-thumbnail","hentry","description-off"],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v23.6 - https:\/\/yoast.com\/wordpress\/plugins\/seo\/ -->\n<title>giuliano galletta biographie (francaise) - giulianogalletta.it<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.giulianogalletta.it\/web\/giuliano-galletta-biographie-francaise\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"it_IT\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"giuliano galletta biographie (francaise) - giulianogalletta.it\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"[vc_row type=&#8221;vc_default&#8221; 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